Saku Koivu va jouer pour les Ducks d'Anaheim, ca va faire drole de le voir jouer dans un autre uniforme que celui du CH. J'suis de tout coeur avec lui !!!!
Koivu part le coeur brisé
Saku Koivu a essuyé bien des critiques lors de ses années à Montréal. Une chose que personne ne pourra lui reprocher toutefois est son honnêteté. Et l'ancien capitaine a encore une fois démontré ce trait de caractère, hier, en parlant de ses derniers jours en tant que membre du plus prestigieux club de hockey au monde, lors d'un appel conférence avec les médias montréalais pour faire le point sur son arrivée avec les Ducks d'Anaheim.
Saku a parlé longtemps et franchement. De ses regrets de ne pas avoir parlé assez français à son goût. Des déceptions sur la glace. De son amour pour la ville et ses partisans. Son infinie gratitude pour leur support durant sa bataille avec le cancer.
Jusqu'à la toute fin, avant le jour J de la chasse aux joueurs autonomes, le Finlandais a gardé un mince espoir. Lui et Gainey s'étaient parlé quelques jours avant le repêchage.
Le directeur général, qui avait plusieurs dossiers en chantier, ne lui a pas signifié que son aventure à Montréal était terminée. Mais c'était tout comme.
Sauf qu'après avoir vécu toutes ces années dans la même organisation, on ne se fait pas une raison si facilement. Dans sa tête il se voyait parfois comme l'un de ces rares joueurs, à la Yzerman ou Sakic, à commencer et terminer sa carrière avec le même gilet.
Puis, a raconté Koivu, Gainey lui a confirmé «un jour ou deux» avant le premier juillet que c'était bel et bien fini.
"Ce fut un choc d'apprendre cela, quand ça fait 14 ans que tu es avec la même formation, révèle Koivu. Ce n'est pas le genre de nouvelle facile à encaisser, même si plus le temps passait, plus il aurait été surprenant qu'on m'offre un contrat. Puis tranquillement, je m'en suis remis en me disant que cela allait peut-être me donner l'occasion d'apporter quelque chose de nouveau à mon jeu.»
«Parfois on a besoin de tourner la page et de relever un nouveau défi. Je comprends que le hockey est maintenant une business.»
Non au Wild
Quelques équipes se sont montrées intéressées par ses services, dont le Wild du Minnesota où évolue son frère Mikko. Perspective attrayante. Mais assez vite rejetée, car les deux frères évoluent au centre et auraient été en compétition pour le temps de glace.
«Nous pensions que cela aurait été excitant, mais en même temps il y avait beaucoup de risques. On ne voulait pas que notre relation familiale soit affectée.»
À ses yeux, les Ducks représentaient la formation idéale pour changer de décor tout en aspirant à la coupe Stanley, un rêve malheureusement inassouvi. Il a ainsi accepté un contrat d'un an d'une valeur de 3,25 millions, une diminution de 1,5 million sur son contrat avec le Canadien.
«Moi et Teemu Selanne avons connu du succès aux Olympiques avec l'équipe finlandaise», dit-il. Le duo avait aidé la Finlande à remporter l'argent à Turin en 2006. »La chimie est là.»
Merci aux partisans
Koivu, le petit capitaine au coeur gros comme ça, étiqueté premier centre sans les préalables de l'emploi, mais toujours vaillant, prêt à se battre et répondre à toutes les questions, sait très bien que la pression chutera de cinq coches sous les chauds rayons de la Californie.
«Plusieurs joueurs m'ont expliqué comment c'était de jouer ailleurs. Ce sera plus facile à certains égards à Anaheim. À certains moments, ce peut être très difficile à Montréal», admet-il avec sincérité.
Et si merveilleux aussi, ajoute-t-il du même souffle. Tous ces partisans enflammés, cette passion. Il remercie la famille Molson, les Gillet, ses entraîneurs, Gainey, ses vieux complices Recchi, Damphousse, Rucinsky, Souray, Rivet.
«Mais spécialement les partisans, ditil. Je n'oublierai jamais tout le support qu'ils m'ont donné, particulièrement lors de ma bataille contre le cancer.»
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